Editorial

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Le gouvernement de l'Etat d'Australie-Occidentale a décidé, vendredi 12 septembre, de renoncer à sa politique de capture et d'élimination des requins à proximité des plages, en raison de l'objection des services de l'environnement.

Le chef du gouvernement de cet Etat, Colin Barnett, a déclaré que les drumlines (palangres de surface ancrées avec des lignes appâtées) ne seraient plus utilisées au large des plages fréquentées, durant le prochain été austral. Il a expliqué que son gouvernement allait envisager uniquement la capture des requins « repérés à plusieurs reprises dans une même zone ».

 

 

A l'origine, 72 hameçons appâtés, attachés à des palangres, devaient être installés tous les ans de novembre à avril, jusqu'en 2017. L'objectif étant de protéger les nageurs et de tuer tout requin de plus de 3 mètres approchant à moins de 1 kilomètre des côtes.

La Société australienne de conservation des aires marines a pour sa part estimé que cette réglementation était « inappropriée, compte tenu de son coût environnemental pour des résultats sur la sécurité du public mal évalués ».Le gouvernement d'Australie-Occidentale avait pris cette mesure l'été dernier, à titre expérimental, après sept attaques mortelles contre des humains en trois ans. Plus de 170 requins, essentiellement des requins-tigres, avaient été capturés en treize semaines, et une cinquantaine d'entre eux, parmi les plus gros, avaient été tués. Par contre, les autorités n'étaient parvenues à capturer aucun requin blanc, particulièrement visé car responsable des deux dernières attaques fatales, en novembre 2013.Ce plan d'abattage avait divisé la population en Australie-Occidentale, et conduit à des manifestations de milliers de personnes protestant contre ces méthodes.

L'Autorité pour la protection de l'environnement (EPA) s'est toutefois opposée à cette réglementation, arguant « que l'évaluation scientifique de l'impact sur la population des requins blancs du sud-ouest de l'Australie était largement insuffisante ». « A ce stade, les informations disponibles n'apportent pas les garanties nécessaires à l'EPA », a déclaré dans un communiqué Paul Vogel, président de l'organisation.

(source LeMonde.fr)

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