Editorial

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Fiche des mois de mai à août 2016 : la raie guitare brésilienne

Rhinobatos horkelii

Selon l'UICN, cette espèce est en danger critique d'extinction (liste rouge des espèces menacées - catégorie CR).

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais)

Cette espèce de raie guitare endémique des côtes brésiliennes et argentines a son centre de population localisé au sud-ouest du Brésil.

 On estime que la population a décru de 80% depuis 1986 en raison d'une pêche intensive de plus de 1800 tonnes par an. Cette espèce est extrêment vulnérable au chalutage dans les eaux peu profondes où ils s'accouplent, où les femelles mettent bas et où les jeunes passent les premières périodes de leur vie.

Depuis 2004 les prises sont devenues rares en raison du déclin extrême des populations. Comme la pression de pêche est inchangée et qu'il n'existe aucune mesure de protection, cette espèce devrait disparaitre dans moins de dix ans. 

  

Fiche des mois de janvier à avril 2016 : le corail-corne-de-cerf

Acropora cervicornis

Selon l'UICN, cette espèce est en danger critique d'extinction (liste rouge des espèces menacées - catégorie CR).

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais)

Nous sommes aux Antilles, où ce cnidaire est un des symboles de la destruction des coraux dans la zone Caraïbes. Ses effectifs se sont réduits de 80% depuis 30 ans.

On le trouve juste sous la surface jusqu'à 25 mètres de profondeur, exceptionnellement 60 mètres. Il aime les eaux calmes, peu exposées aux vagues en raison de sa fragilité. Les tempêtes, surtout les ouragans, sont une des raisons de sa disparition, mais loin derrière la maladie à bande blanche qui a frappé surtout durant les années 80 mais qui est encore active. Les autres dangers sont le blanchissement et les attaques de la demoiselle à trois points.

On imagine devoir rapidement récolter des gamètes afin de permettre la permanence de cette espèce dans la zone.

 

 

 

Fiche des mois de juillet et août 2015 : 

Galaxaura barbata

Pas de nom vernaculaire répandu.

Selon l'UICN, cette espèce est en danger critique d'extinction (liste rouge des espèces menacées - catégorie CR).

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais)

Nous allons nous intéresser cette fois à une espèce végétale. Souvent moins spectaculaire que la menace planant sur un cétacé ou un poisson connu, celles planant sur les végétaux marins sont pourtant tout aussi importantes. Leur place dans la biodiversité, les chaînes alimentaires et les équilibres biologiques est prépondérante.

Cette algue tubulaire est endémique des îles Galapagos, un des archipels les plus éloignés d'autres terres habitées renfermant industries, agriculture intensive et zones urbaines denses. Cependant elle est en danger critique d'extinction. Les raisons présumées en sont : (i) El Niño et les autres aspects liés au changement climatique (ii) la surabondance d'espèces herbivores comme les oursins en raison de la surpêche pratiquée sur leurs prédateurs. 

Quoique sévèrement protégée car résidant dans une zone où la conservation des espèces est active et organisée, les récents inventaires montrent un rapide déclin depuis 1963, date des premiers constats. Les causes de ce déclin sont en fait plus globales et les actions locales n'ont dans ce cas que très peu d'effet.

En France le genre Galaxaura est représenté par la tricléocarpe fragile.

 

Fiche des mois de septembre et octobre 2015 : la raie de Malte

Leucoraja melitensis

Selon l'UICN, cette espèce est en danger critique d'extinction (liste rouge des espèces menacées - catégorie CR).

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais)

Nous sommes près des côtes de métropole pour cette espèce en danger d'extinction. Cette raie maltaise, anciennement commune autour de l'île du même nom et au large des côtes de Tunisie, ne se trouve plus aujourd'hui que dans le canal entre la Sicile et Malte, zone fortement pêchée.

Les derniers relevé détaillés dans le Golfe du Lion, dans les années 1990, n'ont plus détecté cette espèce, déjà peu commune dans le passé. Il est estimé que la population de Méditerranée, dont cette espèce est endémique, a baissé de 80% durant les quinze dernières années. On pense qu'elle baissera encore d'autant dans les trois générations à venir.

Tous les pays côtiers où cette espèce pourrait se rencontrer ou dont les flottilles de pêche sont susceptibles de la pêcher ont commencé lentement à mettre en oeuvre des plans de protection, car l'espèce est inscrite sur l'Annexe II des espèces Méditerranéennes reconnues comme étant en danger. L'Italie en particulier se doit d'agir rapidement car ce sont ses eaux qui renferment les dernières populations. Le chalutage de fond est responsable de la destruction de l'espèce ainsi que de ses œufs.

 

 

 

Fiche des mois de mai et juin 2015 : le thon rouge du Sud 

Thunnus maccoyii

Selon l'UICN, cette espèce est en danger critique d'exteinction (liste rouge des espèces menacées - catégorie CR).

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais)

Cette espèce de thon se rencontre dans les trois océans : Pacifique, Atlantique et Indien. Elle vit entre le 30ème et le 50ème degré de latitude Sud, exceptionnellemnt jusqu'au 60ème et vers le 10ème durant le frai, au large de l'Australie.

Les estimations sur la population de ce poisson à la chair très appréciée ne sont issues généralement que du constat des pêches effectuées. Après avoir été croissantes de 1952 à 1969, avec un pic à 56.000 tonnes, puis décroissantes jusqu'en 1991 avec un point bas à 12.000 tonnes, et stables entre 1992 et 2006 vers 16.000 tonnes. Depuis, des élevages intensifs en Australie, engraissant des proies sauvages immatures, sont venus rendre les chiffres illisibles.

 Néanmoins une étude assez récente démontre une baisse du stock de 85% entre 1973 et 2009. Ces animaux ont une laimentation variée car assez opprtuniste, faite de poissons, céphalopodes, crustacés, salpes, etc. Leur taille maximale est de 2,25 m et leur longévité d'environ 20 ans. La maturité arrive vers 1,30m et 8 ans.

La menace principale sur la population est la pêche intensive, en raison de la qualité de la chair qui est la plus utilisée pour les sushis, entre autres. Il est estimé que si la pression de pêche reste au niveau actuel, il restera 500 individus mâles dans un siècle. Toutes les recommendations convergent pour dire qu'il faut réduire drastiquement les prises afin de pouvoir ramener le stock capable de frayer à 20% de ce qu'il était au début des comptages, ce qui est estimé comme la base minimale de reconstituton. Quelques mesures de protection via des comptages stricts des prises et des quotas ont été mises en vigueur.

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