Editorial

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Fiche du mois de Janvier 2014 : le serpent de mer à tête de tortue

Emydocephalus annulatus

Selon l'UICN, cette espèce est en danger (liste rouge des espèces menacées - catégorie LC).

Il s'agit d'un serpent que l'on trouve dans les eaux australiennes, de la mer de Timor et autour de la Nouvelle-Calédonie, et sur lequel on a encore peu d'informations. Sa population a apparemment décliné rapidement et quoique les raisons n'en sont pas connues de façon certaine, il semble que cela soit lié à la dégradation de son habitat corallien.

L'alimentation hautement spécialisée de cette espèce et faite d'œufs de poissons est menacée par la disparition des poissons concernés, telles les demoiselles. Les caractéristiques génétiques sont très liées au site de vie et cela rend peu probable la repopulation en cas de disparition localisée.

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais), et cliquer ici pour la fiche DORIS

Fiche du mois de Novembre 2013 : la morue de l'Atlantique

Gadus morhua

Selon l'UICN, cette espèce est vulnérable (liste rouge des espèces menacées - catégorie VU).

On la trouve le long des côtes est et ouest de l'Océan Atlantique nord. Son alimentation est variée : végétaux, crustacés et petits poissons, dont les juvéniles de sa propre population.

Le rapide développement économique des Etats-Unis aux 18ème et 19ème siècles a entrainé une croissance exponentielle de la pêche à la morue dans l'Atlantique nord-ouest. Depuis les années 1970, les captures se sont écroulées car on estime que 70% du stock ont été épuisés. La limite de sauvegarde a probablement été atteinte.

Cette espèce incarne l'exemple des effets de la surpêche dans des populations pourtant très importantes. Leur présence dans des eaux majoritairement internationales rend leur protection difficile. Leur devenir dépend maintenant de la création de zones protégées des pêcheries, y compris sur les routes de migration.

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais).

Fiche du mois d'octobre 2013 : le requin guitare géant

Rhyncobatus djiddensis

Selon l'UICN, cette espèce est vulnérable (liste rouge des espèces menacées - catégorie VU).

On la trouve le long des côtes de l'Océan Indien et de la Mer Rouge, jusqu'à 35 mètres, et elle peut atteindre 3 mètres de longueur et un poids de 220 kilogrammes.

Malheureusement pour elle, cette espèce est une des plus recherchées pour alimenter la soupe d'ailerons des marchés asiatiques. Elle est donc pourchassée par les pêcheries artisanales et industrielles. Il n'y a pas encore de réelles mesures de protection prises aux niveaux internationaux pour cette espèce. Ce serait pourtant éminemment nécessaire.

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais).

Fiche du mois de Décembre 2013 : Baleinoptère de Rudolphi, ou Rorqual boréal, ou Rorqual de Rudolphi, ou Rorqual sei

Balaenoptera borealis

Selon l'UICN, cette espèce est en danger (liste rouge des espèces menacées - catégorie EN).

Il s'agit du troisième plus grand cétacé de la planète. On le trouve dans les eaux tempérées de tous les océans. Il se nourrit de zooplancton, de bancs de petits poissons et aussi de calamars. Initialement pas pris comme cible par les baleiniers, ce rorqual a été pêché dès que les stocks des autres espèces se sont épuisés, et ce intensément durant les années soixante.

Il était quasiment éteint quand le moratoire est entré en vigueur en 1986. Le Japon en a capturé une centaine d'individus par an, officiellement, depuis sa reprise des campagnes en 2004. Peu d'efforts de recherche ont été portés sur cette espèce et on connait mal l'état actuel des populations, mais il n'y a aucun signe de retour à la normale.

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais).

Fiche du mois de septembre 2013 : la tortue imbriquée

Eretmochelys imbricata

Selon l'UICN, cette espèce est en danger critique d'extinction (liste rouge des espèces menacées - catégorie CR).

On la trouve un peu partout dans les zones tropicales et sub-tropicales. Elle occupe de nombreux habitats selon les étapes de sa croissance et ses migrations. Elle s'y nourrit de façon variée en fonction des océans : spongivore dans les Caraïbes, plus omnivore en Indo-Pacifique. Par exemple, elle consomme de grandes quantités d'algues au Nord de l'Australie et des coraux mous sur la Grande Barrière. En mangeant les éponges, elle participe activement à la régulation des espaces sur les récifs, empêchant les spongiaires de trop s'étendre au détriment d'autres taxons.

Les principaux dangers qui la menacent sont :

- le commerce des carapaces, quoique illégal dans une grande partie du monde

- le ramassage intensif des oeufs

- la chasse pour sa chair

- la destruction de ses habitats de nidification

- hybridation avec d'autres espèces de tortues marines lorsque leur population devient trop faible

- étranglement par les sacs en plastique et autres débris en mer, et leur ingestion

- pollution par les hydrocarbures

Selon les régions il leur faut entre 20 et 40 ans pour arriver à maturité. Elles sont alors sexuellement actives durant 15 à 20 ans. On estime que leur réduction a atteint 80% de la population en trois générations.

Cliquer ici pour lire la fiche de l'UICN (en anglais).

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